Au bout de mes souliers

sorties

Stomp aux Folies Bergère ou l'assurance de ressortir avec le sourire

13 Décembre 2017, 22:39pm

Publié par Claire

Quelle joie lorsque j'ai appris que Stomp était de retour à Paris ! Souvenez-vous, j'avais déjà été enchantée de leur spectacle il y a deux ans... Et si j'écris "spectacle", c'est bien qu'il y a une raison : concernant Stomp, c'est bien plus qu'un concert à écouter, c'est un véritable spectacle à regarder, avec plein de détails qui font la différence... Et en arrivant dans cette magnifique salle, la magie commence dès l'entrée !

Stomp aux Folies Bergère ou l'assurance de ressortir avec le sourire

Stomp, c'est une troupe de percussionnistes-danseurs-comédiens connaît un succès certain depuis sa création en... 1991 ! Sa grande originalité, c'est de trouver des ressources musicales dans des objets du quotidien: bidons, couvercles métalliques de poubelle, éviers, balais, boîtes d'allumettes, sacs en plastique... Ce qui est troublant et extraordinaire, c'est que ces musiciens arrivent à créer une véritable musique entraînante dans un spectacle joliment chorégraphié. Ils interagissent sans cesse avec le public, le faisant participer ou en créant une véritable complicité, notamment avec un personnage de "clown" qui apporte beaucoup au spectacle. Il y a plein de détails à observer grâce à une véritable mise en scène qui permet d'alterner entre humour et ... poésie, notamment lors d'un moment impressionnant où les musiciens créent une frise lumineuse et... musicale, forcément, à partir de simples briquets : le silence dans la salle est alors impressionnant, et ils le sont, impressionnants ! Les acclamations en fin de concert sont réellement méritées. Quelques chiffres pour vous rendre compte de ce phénomène: depuis sa création, Stomp a utilisé 50 000 boîtes d'allumettes, 30 000 balais (effectivement, j'en ai vu un se briser sur scène pour l'anecdote) et 10 000 baguettes de tambour !

Stomp, aux Folies Bergère jusqu'au 24 décembre 2017

32 rue Richer, 
De 20€ à 69,50€

Réservation ici


Merci aux Folies Bergère et Stomp pour l'invitation :)

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Cirkopolis par le Cirque Eloize: un spectacle absolument extraordinaire

13 Octobre 2017, 20:53pm

Publié par Claire

Aujourd'hui je vais vous parler d'un spectacle qui m'a absolument enchantée et enthousiasmée: Cirkopolis par la troupe du Cirque Eloize, en ce moment au tout nouveau Théâtre du 13ème Art au sein du centre commercial Italie 2 (un très beau lieu, grand et aéré).

Cirkopolis par le Cirque Eloize: un spectacle absolument extraordinaire

Le Cirque Eloize est une troupe québécoise qui existe depuis plus de vingt ans. Leur spectacle Cirkopolis est inspiré du film Metropolis: un employé de bureau s'ennuie fermement, dans un décor sombre... jusqu'à l'irruption de la magie, de l'émerveillement dans une ville d'acier matérialisée par de somptueuses vidéoprojections. Cirkopolis, c'est un tout, une alchimie entre émerveillement, humour, et poésie mêlant danse, comédie, arts du cirque... Dans une mise en scène absolument dynamique où il y a toujours des détails à observer.

La mise en scène est très rythmée, finement travaillée et on passe son temps à s'émerveiller. Même la musique est choisie avec grand soin et ajoute encore à la beauté du spectacle. J'ai eu un gros coup de coeur pour le numéro du clown, si poétique, qui arrive à nous enchanter avec une simple robe suspendue à un cintre, pour la grâce de la danseuse sur la roue allemande ou marchant sur les mains tendues des hommes (oui, c'est possible ! ) et puis pour tant de moments dans le spectacle...

Vous l'aurez compris, ce spectacle est un véritable bijou. J'ai rarement été aussi désespérée que la fin d'un spectacle arrive si vite, comme un rêve qui s'interrompt. Mais pour prolonger la magie, les artistes viennent voir le public ensuite, ce qui permet de discuter avec eux... et de les remercier, tout simplement. Car ce spectacle, en nous transportant totalement dans l'émerveillement, transmet sa vitalité folle et permet de repartir avec un grand sourire, la tête dans les étoiles...



Cirkopolis, par la troupe du Cirque Eloize

A découvrir au Théâtre du 13ème Art jusqu'au 29 octobre 2017

Réservations par ici, bande-annonce par

Tarif: à partir de 32€

Et pour en savoir plus sur les coulisses du spectacle, les membres de la troupe, la mise en scène... Le site du Cirque Eloize est une mine d'informations!

 

Petit conseil gustatif: Le théâtre a la bonne idée de proposer des planches salées à partager avant le spectacle et le plateau de fromage est testé et plus qu'approuvé...

 

 

Merci beaucoup au Théâtre du 13ème Art pour les invitations :)

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Picasso Primitif, une exposition à ne pas rater au Musée du Quai Branly

21 Mai 2017, 21:28pm

Publié par Claire

Il y a quelques semaines, je suis retournée avec bonheur au Musée du Quai Branly, pas pour un concert cette fois-ci mais pour visiter l'exposition Picasso Primitif en compagnie d'Yves Le Fur, Commissaire de l'exposition mais aussi Directeur du patrimoine et des collections du musée du Quai Branly - Jacques Chirac. Pour des raisons de droit, je ne peux vous faire partager des photos alors je vais me contenter de vous montrer l'affiche (très réussie!) de l'exposition. Vous pouvez également en visionner la bande-annonce ici.

Comme l'explique Yves Le Fur, l'exposition n'a pas vocation à montrer "d'hypothétiques preuves d'inspirations [...] en l'absence de déclaration formelle de l'artiste", mais s'attache à révéler "la relation entre Picasso et les Arts d'Afrique, d'Océanie, des Amériques mais aussi d'Asie." Il s'agit donc de recréer un "environnement créatif" de l'artiste, par une approche chronologique puis thématique: l'occasion de découvrir un véritable collectionneur.

La première partie de l'exposition, chronologique, permet de retracer la passion de Picasso pour les arts "primitifs" (1900-1973): ses collections, ses rencontres (dont la découverte primordiale d'un masque chez Derain en 1906), sa visite du Musée du Trocadéro, futur Musée de l'Homme, en 1907... De quoi avoir l'impression de partager son univers, de s'y projeter. Et effectivement, de comprendre que cette collection, au-delà de l'inspiration, constitue un univers quotidien pour Picasso.

La seconde partie est elle thématique et permet d'établir un parallèle entre les oeuvres de l'artiste et d'autres oeuvres de l'art non-occidental. Elle est divisée en trois thèmes: Archétypes, Métamorphoses et Le Ça (terme freudien: énergie psychique inconsciente ayant son origine dans la pulsion de vie, la libido, et la pulsion de mort). Les oeuvres de Picasso côtoient ainsi des sculptures, des totems, des masques (...) dont certains ont été offerts par des amis : Derain, Matisse, Apollinaire... Cette exposition est ainsi construite comme un véritable dialogue passionnant! Et il est très amusant de retrouver les détails des statues et masques dans les tableaux.

Picasso Primitif, depuis le 28 mars 2017 au Musée du Quai Branly et jusqu'au 23 juillet 2017

Fermeture le lundi

Le mardi, le mercredi, le dimanche: 11h - 19h

Le jeudi, le vendredi, le samedi: 11h - 21h

Tarifs:

Plein tarif: 10€, Tarif réduit: 7€

Billet jumelé (exposition + collections): 11€, tarif réduit 9€

Gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants de l'Union européenne jusqu'à 25 ans

 

Un grand merci au Musée du Quai Branly pour cette passionnante visite :)

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Phuphuma Love Minus, un choeur sud-africain en concert au Musée du Quai Branly

26 Mars 2017, 20:52pm

Publié par Claire

C'est à un concert très étonnant que j'ai assisté samedi soir au Musée du Quai Branly, celui du choeur sud-africain Phuphuma Love Minus, l'occasion pour moi de découvrir que le musée est doté d'un très grand auditorium en sous-sol, le Théâtre Claude Lévi-Strauss.

Phuphuma Love Minus, un choeur sud-africain en concert au Musée du Quai Branly

Le choeur Phuphuma Love Minus vient du village sud-africain Ngabayela-Umsinga et a été fondé en 2002. Il est depuis installé à Johannesburg. Il comporte actuellement dix membres, dix hommes qui chantent a cappella, rendant la performance d'autant plus impressionnante, et élégamment vêtus de la tête... aux pieds et aux mains avec un motif de carreaux noirs et blancs. Ils sont spécialisés dans l'isicathamiya (du zoulou cathama: marcher doucement comme un chat): pendant leurs chants, les chanteurs jouent les scènes, toujours en mouvement, ce qui est très impressionnant, invoquant des thèmes graves (le SIDA, la guerre...) mais aussi des thèmes beaucoup plus légers comme cette femme-girafe si grande qu'on ne peut pas l'embrasser. Les chants de l'isicathamiya sont le plus souvent en langue zouloue; un ténor "lance" un couplet et le choeur, comportant beaucoup de basses, répond - j'ai d'ailleurs beaucoup aimé les sonorités très rondes de ces voix.

Je vous rassure, une traduction est distribuée au début du spectacle. Comme mes voisins, j'avais parfois un peu de mal à repérer les chants mais grâce aux gestes, je m'y retrouvais, ce qui était du coup assez sympathique, un peu comme un jeu de devinettes le long du spectacle (repérer les sons correspondant au titre de la chanson et les gestes correspondant aux couplets).

Un très joli moment, assez impressionnant, et permettant de découvrir un genre musical et de voyager un peu le temps d'une soirée...



Phuphuma Love Minus, du 25 mars au 2 avril 2017 au Musée du Quai Branly

 

Tarif: 20€ tarif plein (placement libre), tarif réduit 10 et 15€

Le billet du spectacle donne accès aux expositions et aux collections du musée le jour du spectacle.

Parallèlement, des ateliers de chant (initiation à l'isicathamiya) sont organisés par les membres du choeur de Phuphuma Love Minus. Il y en avait un aujourd'hui, et il y en aura un autre samedi 1er avril à 15h:  c'est gratuit pour les détenteurs d'un billet! Inscription au 01.56.61.71.72 .

Et pour ceux qui ne peuvent pas se rendre au Musée du Quai Branly, retrouvez le concert de cet après-midi sur Arte Concert ! C'est d'ailleurs grâce à ce site que j'ai appris que l'isicathamiya rendait hommage aux "travailleurs débarqués des campagnes qui, du temps de l'apartheid, logeaient dans des pensions où ils n'étaient pas autorisés à faire de bruit et où ils ne pouvaient chanter et danser leur peine qu'en chuchotant et effleurant le sol" (source Arte Concert).

 

Un grand merci au Musée du Quai Branly pour cette invitation :)

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La Nuit de la Voix avec la Fondation Orange: un trentième anniversaire très réussi !

15 Mars 2017, 21:38pm

Publié par Claire

Lundi 6 mars avait lieu une soirée exceptionnelle pour tous les amoureux du chant: la Nuit de la Voix, organisée par la Fondation Orange depuis 1991. Une soirée dont je suis revenue des étoiles plein les yeux tellement elle regorgeait de pépites musicales, dans le très joli cadre du Trianon, et qui m'a permis après le concert de discuter avec deux grandes "stars" du lyrique (je mets des guillemets à stars tant ce sont des personnes gentilles et accessibles): Philippe Jaroussky et la très charismatique et pétillante Marie-Nicole Lemieux. Un vrai rêve, je ne voulais plus repartir...

Lors de cette soirée orchestrée et ouverte sur une improvisation au piano par André Manoukian, le public a pu se régaler de morceaux mettant en valeur la voix dans tous ses états. J'avais l'impression d'être face à un étalage de desserts tous plus beaux les uns que les autres, de savourer à chaque fois. Où les chanteurs lyriques oscillent entre Haendel et variété revisitée, où les moments de rire succèdent à de grands moments d'émotion... Un anniversaire réussi - la Fondation Orange fêtant pour l'occasion ses 30 ans-, et chanté à la fin en choeur par la salle avec la participation du PDG d'Orange, Stéphane Richard.

 

Il est difficile de tout restituer ici mais nous sommes allées de surprises en surprises, accompagnées par l'Orchestre de la Loge : trois grandes "pointures" du lyrique, Philippe Jarrousky, Karina Gauvin et Marie-Nicole Lemieux, amenant leur évidente bonne humeur et leur complicité, du lyrique à la variété - comment oublier les frissons qui ont parcouru la salle quand Marie-Nicole Lemieux a repris des chansons de Starmania, accompagnée au piano d'André Manoukian? Mais aussi les cinq pétillantes chanteuses de D.I.V.A. qui ont reparcouru à leur manière les grands airs de La Traviata ou ont revisité Carmen avec la complicité drôle et réussie de Philippe Jarrousky et Marie-Nicole Lemieux. Mais au-delà de la reprise d'airs célèbres de l'opéra et de sa dimension un peu loufoque et burlesque, il y a une réelle qualité vocale derrière, et certains airs de La Traviata m'ont réellement émue. Autres grandes découvertes: Rosemary Standley accompagnée au violoncelle par Dom La Nena, pour un grand moment de grâce et de complicité entre les deux artistes - je n'arrête pas de revoir ce Duerme Negrito vraiment plein d'émotion-, et China Moses à la voix puissante et étonnante. Et enfin une mention spéciale pour Philippe Jarrousky qui a pris un plaisir communicatif à changer de répertoire dans Voyage, voyage, avec la complicité d'André Manoukian, un moment étonnant, drôle mais finalement aussi impressionnant...
 

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Le Concert Sans Retour aux Bouffes Parisiens: un véritable régal pour le spectateur

12 Février 2017, 21:29pm

Publié par Claire

Voici un spectacle dont je suis ressortie absolument ébahie: Le Concert sans Retour des Cinq de Coeur, cinq chanteurs lyriques qui se retrouvent sur scène, alternant entre répertoire classique revisité et chansons de variété.

Le Concert Sans Retour aux Bouffes Parisiens: un véritable régal pour le spectateur
Le Concert Sans Retour aux Bouffes Parisiens: un véritable régal pour le spectateur

Dans ce très beau Théâtre des Bouffes Parisiens que j'ai découvert avec bonheur pour la première fois, le spectacle démarre comme un classique concert dédié "au romantisme allemand", un "concert germanique en allemand" nous annonce une des chanteuses d'un ton très solennel et sans l'ombre d'un sourire. Tenues austères, consonnes finales suraccentuées, visages fermés, déjà, les rires fusent dans la salle, d'autant plus quand les bras croisés d'une chanteuse sont nerveusement remis en place par une de ses collègues.

Mais très vite, la variété vient quelque peu bouleverser le programme, même si parfois on assiste à quelques retours très drôles au programme "germanique". Les chansons, comme autant de numéros de clowns - normal, la metteuse en scène, Meriem Menant, joue également le rôle de clown dans d'autres spectacles - s'enchaînent, provoquant l'hilarité générale, comme autant de friandises que l'on déguste avec plaisir en se demandant toujours quelles vont être les prochaines trouvailles. Ces moments de rire franc sont parfois interrompus par quelques instants de poésie et de grâce, comme cette émouvante interprétation d'Avec le temps.

Mais toute cette drôlerie omniprésente ne saurait faire oublier une technique vocale impressionnante. Les chanteurs sont tous issus d'une formation classique permettant de chanter durant 1h30 a cappella. Comme ils l'ont expliqué aux blogueurs présents après le spectacle, il y a en effet un réel travail musical en amont, permettant de ne plus penser ensuite qu'à la mise en scène, même si les chanteurs voient toujours leur directeur musical après plusieurs spectacles pour toujours retravailler la musicalité et les nuances pour ne pas prendre de mauvaises habitudes. Quant à la metteuse en scène, elle a respecté la nature de chacun, accentuant leurs "défauts" pour trouver le clown en chacun. C'est grâce à ce grand travail que l'on se retrouve face à un spectacle hors du commun, porté par les chanteurs énergiques de bout en bout. 

Mention spéciale pour les chants en "solo" mettant en valeur chacun des cinq chanteurs pendant le spectacle, du crooner séducteur au chanteur de Mexico jusqu'à une bigoudène déjantée à la coiffe surdimensionnée. Mais je ne vous en dis pas plus afin de conserver le mystère de ces mille et une trouvailles...

 

Le concert sans retour - Cinq de coeur

 

Mise en scène: Meriem Menant (alias Emma la Clown)

Avec Pascale Costes, Karine Sérafin, Sandrine Mont-Coudiol, Patrick Laviosa et Fabian Ballarin

Lumières: Emmanuel Faure, Costumes: Eymeric François / Anne de Vains, Directeur Musical: Didier Louis, Son (d'ailleurs remarquablement bien pris en charge): Mathieu Bionnet

Au Théâtre des Bouffes Parisiens, 4 rue de Monsigny, 75002 Paris le samedi à 19h, le dimanche à 17h30

De 10 à 39€

 

Merci à la troupe et au Théâtre des Bouffes Parisiens pour l'invitation :)

 

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Peau neuve, le nouveau spectacle plein de grâce de Lili Cros & Thierry Chazelle

2 Février 2017, 22:00pm

Publié par Claire

Il y a des jours comme ce jour de janvier où tout paraît banal et pourtant... Ce soir-là, il y avait une grande tempête sur Paris, et tout se soulevait dans les rues de Montmartre, une météo un peu exceptionnelle et originale. Une très belle promenade dans les rues, comme si on était au bord de la mer, la découverte d'une nouvelle salle, le Ciné XIII théâtre, au très joli style Art Déco mais aussi aux très confortables fauteuils puis... un spectacle lui aussi original, hors du temps, plein de grâce et de poésie, mais de joie aussi. Et voilà comment une journée apparemment normale se termine en une soirée mémorable, grâce à la gentillesse des artistes qui ont ensuite discuté longuement avec nous - je suis d'ailleurs repartie avec un CD dédicacé!

Peau neuve, le nouveau spectacle plein de grâce de Lili Cros & Thierry Chazelle

Lili Cross et Thierry Chazelle, c'est tout d'abord une complicité incroyable, palpable du public, et un grand bonheur à partager; la voix cristalline de Lili qui se mélange à la voix grave et à l'humour de Thierry qui joue plusieurs instruments différents durant le spectacle et possède une impressionnante collection de guitares. Mais ce sont aussi des chansons aux paroles très travaillées, tantôt drôles, très drôles, poétiques ou mélancoliques, où il est souvent question d'amour mais pas seulement... Le tout dans une véritable mise en scène, très travaillée, grâce au travail de Fred Radix et François Pilon. 

Un spectacle à découvrir absolument pour ressortir plein d'énergie et d'optimisme! Quant à moi, je compte bien retourner dans cette salle que j'ai trouvée très chaleureuse.

Peau neuve, au Ciné XIII Théâtre jusqu'au 26 février 2017

Réservation ici

 

Merci à eux pour l'invitation :)

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Les Divalala au Théâtre Trévise: un trio (d)étonnant!

25 Novembre 2016, 22:15pm

Publié par Claire

Retour au Théâtre Trévise après y avoir beaucoup aimé Carmen à tout prix l'an dernier... Cette fois-ci, toujours dans le domaine du chant, place à un dynamique trio de jeunes femmes, Les Divalala, qui revisitent avec brio quelques célèbres tubes de variété pour leur nouveau spectacle Femme, Femme, Femme, après le succès de Chansons d'amour traficotées.

Les Divalala au Théâtre Trévise: un trio (d)étonnant!

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces trois pétillantes jeunes femmes, Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine multiplient les talents musicaux. Non contentes de chanter a cappella, à trois voix bien sûr, ce qui est en soit une performance, elles semblent s'amuser sur scène à expérimenter l'univers sonore, entre percussions de toutes sortes, bruitages, instruments... Il y a une véritable mise en scène, souvent drôle, décalée, parfois poétique, teintée d'une certaine mélancolie. J'ai adoré la reprise de Stromae ("Tous les mêmes"), impressionnante d'un point de vue musical. Même si les transitions théâtralisées, non chantées, me semblent parfois en trop - mais permettent je pense aux chanteuses de reprendre leur souffle -, j'ai été absolument ébahie devant cette véritable performance vocale et la joie de vivre visible de ces trois chanteuses pas comme les autres. A ne pas rater!

Femme, Femme, Femme, au Théâtre Trévise jusqu'au 6 mars 2017

Tous les lundis à 19h30

Avec Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine

Mise en scène de Freddy Viau, direction musicale de Raphaël Callandreau

Merci aux Divalala pour leur invitation :)

 

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Timéo, une circomédie musicale engagée

13 Octobre 2016, 20:54pm

Publié par Claire

Il y a quelques semaines, je me suis rendue au Casino de Paris pour assister à une représentation de Timéo, une "circomédie" mise en scène par Alex Goude. Oui, une "circomédie", un terme bien trouvé puisque cet littéralement au coeur d'une répétition de cirque que nous nous trouvons plongés avec cette comédie musicale, grâce à un jeu astucieux d'écrans disposés en plusieurs couches, donnant un réel effet de profondeur. Dès l'ouverture du rideau, ce dispositif est assez impressionnant; on se retrouve dans une chambre d'enfant, en relief, avant de vite retrouver l'univers coloré du cirque.

Timéo, une circomédie musicale engagée

L'histoire est malheureusement assez inédite dans le monde de la comédie musicale: le héros, un jeune enfant, Timéo, rêve de faire du cirque pour s'évader de la réalité du fauteuil roulant. Grâce à la douce et gracieuse Lilou dont il finira par tomber amoureux, il parvient à s'immiscer sous le chapiteau, mais il y a un souci: il manque Melody Swann, le clou du spectacle! Mais où est-elle passée? 

C'est autour de cette recherche que vont s'articuler les autres numéros (jonglage, BMX, trapèze, dompteur... les classiques du cirque!). Petit à petit, Timéo semble faire partie de la troupe malgré ses ennuis avec une bande d'adolescents qui le harcèlent, avant bien sûr de devenir des amis. Le voilà intégré à un numéro de trapèze, le moment le plus émouvant du spectacle car les paroles de la chanson sont pertinentes, sans tomber dans le misérabilisme.
 

Les chanteurs se retrouvent ainsi acrobates, ce qui est assez impressionnant. Il est juste dommage que des problèmes de sons, surtout dans la première partie, ne nous permettent pas pleinement de profiter des voix - peut-être que ces soucis ont été réglés depuis. En fait la musique, sous forme de bande-son est parfois trop forte et couvre réellement les voix; il est parfois très difficile de distinguer les paroles. On entendait en revanche très bien la voix du dresseur, James Noah, qui avait assez de puissance pour y faire face (j'ai adoré sa chanson, impressionnante). Malgré cela, l'énergie et le plaisir de jouer des chanteurs, que l'on ressent bien, parviennent à faire oublier ces soucis de son et les enfants présents dans la salle étaient eux ravis, ne prêtant pas attention à ce détail.

En tout cas, les costumes sont colorés et font rêver, et grâce au décor un peu magique et aux accessoires présents sur scène, on se croirait vraiment assis dans un cirque. De très loin, mes personnages préférés sont les deux clowns, qui apportent une vraie légèreté et beaucoup de dynamisme au spectacle. Ils se démènent visiblement pour ce rôle et j'ai beaucoup ri lors de leurs interventions!

Timéo est donc un spectacle à voir en quittant son monde d'adultes, pour se laisser emporter par sa magie. C'est, je pense, un spectacle qui plaît avant tout aux enfants, à voir en famille...

Timéo, une circomédie mise en scène par Alex Goude

Au Casino de Paris jusqu'au 08.01.2017

Merci à eux pour les invitations :)

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A Beautiful Planet à la Géode: un moment extraordinaire

12 Octobre 2016, 19:20pm

Publié par Claire

Hier soir avait lieu à la Géode la première du film A Beautiful Planet, sur le fameux écran géant utilisant la technologie Imax bien sûr. Pour l'occasion, de nombreuses personnalités étaient réunies: les spationautes français Claudie Haigneré et Jean-François Clervoy, le directeur général Imax Richard Gelfond, Bruno Maquart, président d'Universcience et Ségolène Royal. Autant vous dire que j'étais impatiente d'assister à cette soirée, car je suis une grande passionnée d'astronomie. C'est si impressionnant de se dire que l'on a face à soi des personnes  qui sont allées dans l'espace! Mais chut! Tout d'abord, la projection commence...

Et alors là, je dois dire que j'en ai encore des frissons. J'étais comme une enfant, totalement fascinée face à tant de beauté. Nous voilà à bord de l'ISS, la station spatiale internationale (International Space Station): en permanence, des astronautes du monde entier s'y côtoient pour y réaliser des recherches scientifiques. On assiste donc à la vie quotidienne à bord de cette station en orbite autour de la Terre (au début, j'avais le tournis!), on comprend les expériences qui sont menées et surtout, on voit des images de la Terre à couper le souffle. Le film regorge d'anecdotes: on voit comment Noël est fêté avec les moyens du bord, on assiste au premier essai d'une machine qui permet de se faire un espresso dans l'espace, on aperçoit l'équipage se couper les cheveux ou bien faire du sport  - il faut en faire 2h30 par jour, car le corps ne lutte plus contre la gravité et les muscles deviendraient trop "mous". Mais on prend peur aussi quand les astronautes réalisent des sorties dans l'espace, munis de leur scaphandre et reliés d'un simple cordon à la station. J'en avais des sueurs froides et j'en tremblais tellement les images sont réalistes.

Mais par-dessus tout, j'ai adoré les messages délivrés par ce film et par les astronautes, messages pour la paix et la protection de l'environnement. Les images de la Terre vue du haut sont magnifiques mais aussi inquiétantes, on voit ainsi la forêt amazonienne occuper de moins en moins de terrain, ou encore on aperçoit des glaciers fondre. De même, la Terre vue de nuit est fascinante, mais parfois triste: on voit très nettement se dessiner la frontière entre l'Inde et le Pakistan, ou encore, une réelle différence de luminosité entre la Corée du Nord et la Corée du Sud (au nord, on ne voit pratiquement pas de lumière). A la fin de la projection, très émue par le caractère exceptionnel des images, j'avais envie de revoir le film, tout de suite. Alors c'est certain que je vais y retourner, ce n'est pas tous les jous que l'on a vraiment l'impression de se trouver à bord d'une station spatiale!

 

Voici également l'avis de monsieur qui m'accompagnait, lui aussi impressionné :) :

 

"Des images époustouflantes qui nous permettent, à défaut de pouvoir connaître les sensations d'un vol en apesanteur, de nous glisser au plus près de la vie de ces spationautes, et de la vue qu'offre l'ISS sur la Terre.
En découvrant ainsi notre planète depuis l'espace, comment ne pas être ému et empli d'une profonde humilité ?

J'ai admiré, et j'ai adoré !"

Après la projection, un autre moment très émouvant nous attendait: Claudie Haigneré et Jean-François Clervoy répondaient à nos questions. Etant petite, je suivais leurs aventures dans l'espace à la télévision, c'est peu vous dire que j'étais impressionnée. Nous avons également eu un clin d'oeil virtuel de leur collègue et ami Thomas Pesquet, qui s'entraîne depuis 7 ans pour lui aussi rejoindre l'ISS: départ le 15 novembre!

Les deux spationautes ont été absolument passionnants, d'autant plus qu'il y avait beaucoup de questions d'enfants invités pour l'occasion. On a ainsi appris que regarder la Terre par le hublot était une émotion très intense, que la vie à bord de l'ISS était exemplaire au niveau écologique (quasiment tout est recyclé: même l'eau de l'urine!), que les profils recrutés étaient très variés. Jean-François Clervoy a été à la fois drôle et émouvant quand un enfant lui a demandé comment on se sentait dans une fusée au décollage. Eh bien il l'a pris sur ses genoux, lui a mis la tête vers le haut, a bougé et expliqué le minutage, quelle belle démonstration! Les anecdotes ont encore une fois été nombreuses, et c'est définitivement la tête dans les étoiles que l'on est repartis de cette soirée pas comme les autres...

"A Beautiful Planet", à la Géode depuis le 12 octobre 2016

Un film de Toni Myers

Bande-annonce ici

Durée: 47 minutes

Séances à 11h30, 14h30, 18h30 et 20h30

(Séance de 20h30 pendant les vacances scolaires; il y a certains lundis de fermeture, à consulter)

Plein tarif: 12€ - Tarif réduit: 9€

 

La Géode

26 avenue Corentin Cariou, 75019 Paris



Merci à la Géode pour les invitations à cette soirée extraordinaire :)

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