Au bout de mes souliers

24h de la vie d'une femme au Théâtre Rive Gauche

19 Avril 2015, 20:32pm

Publié par Claire

Pour la première fois, mercredi dernier, je suis allée au Théâtre Rive Gauche et je dois dire que c'est une belle première expérience. Il faut dire que le titre de la pièce me donnait déjà très envie de la voir: 24h de la vie d'une femme, une nouvelle de Stefan Zweig adaptée pour le théâtre par le grand Eric-Emmanuel Schmitt.

 

Alors, évidemment, comme c'est du Zweig, ce n'est pas très drôle, voire même franchement triste, mais ça change, moi qui ai l'habitude de vous parler de pièces plutôt comiques (oui oui, elles ont ma préférence, c'est vrai). C'est un théâtre qui interroge, qui donne à réfléchir longtemps encore après la représentation.

C'est donc l'histoire d'une femme qui décide un jour de sauver un jeune homme croisé dans le casino de Monaco, dont elle a d'abord aperçu les fines mains qui jouaient sans cesse. Un jeune homme épris de jeu jusqu'à la folie, qui ne peut garder sur lui le moindre billet sans aller le jouer. En 24h, la vie de cette femme est complètement bouleversée, et bouleversante puisqu'elle nous relate cet épisode à la première personne, comme les pages d'un journal intime...

24h de la vie d'une femme au Théâtre Rive Gauche

La mise en scène et le décor m'ont beaucoup marquée: il y a là beaucoup de finesse et un grand souci du détail. Les voilages nous transportent tout de suite dans l'atmosphère de la Riviera, et la bande-son est particulièrement travaillée. Bien sûr, Clémentine Célarié est magistrale dans ce rôle de femme bourgeoise perdue et passionnée. Le texte est au début déclamé lentement, doucement, mais c'est pour mieux ensuite faire percuter les mots. Mon seul petit regret a été le fait que l'on perçoive les micros de scène, mais ensuite, on n'y fait plus attention tant le jeu de l'actrice est prenant.

La grande originalité est dans le jeu de Loris Freeman, personnage la plupart du temps muet, que l'on découvre d'abord par des ombres chinoises, une très jolie trouvaille qui correspond tout à fait à l'univers de la nouvelle. Il apporte beaucoup à la pièce, surtout par contraste. Vraiment, la mise en scène est pleine d'inventivité, comme ce trench, fil conducteur, qui change de couleur au fil de la journée. Mais je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir le reste... ;)

 

Rendez-vous au Théâtre Rive Gauche dans la très animée rue de la Gaîté!

 

Théâtre Rive Gauche

A partir du 10 avril, du mardi au vendredi à 10h

Le samedi à 19h ou 21h

Matinée le samedi à 17h

6, rue de la Gaîté
75014 Paris
Tél : 01 43 35 32 31

  • Station Edgar Quinet : Ligne 6 
  • Station Montparnasse : Ligne 4, 6, 12, 13
  • Station Gaîté : Ligne 13
  • Station Vavin : Ligne 4

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Ancien malade des hôpitaux de Paris au théâtre de l'Atelier : une pièce singulière, drôle et enthousiasmante

11 Avril 2015, 22:39pm

Publié par Claire

Hier, avec plusieurs blogueurs passionnés de théâtre, nous avons eu l'immense chance de rencontrer Daniel Pennac et Olivier Saladin dans une salle de répétition du Théâtre de l'Atelier, dans le cadre de la mise en scène, par Benjamin Guillard, d'une nouvelle drôle et étonnante de Daniel Pennac : "Ancien malade des hôpitaux de Paris".

L'histoire, en elle-même, est totalement insolite : le docteur Galvan, jeune interne en médecine et ayant pour principal objectif dans la vie d'avoir une très belle carte de visite – vitrine, digne héritier d'une famille de médecins « depuis Molière », se retrouve confronté, lors de sa nuit de garde qui n'en finit plus, à un malade aux symptômes bien mystérieux... Les spécialistes de tous les domaines vont se pencher aussi sur ce cas qui donne du fil à retordre. Autant de personnages interprétés brillamment par Olivier Saladin dans ce que Daniel Pennac a surnommé un « monologue gesticulatoire ». Et comme c'est une nouvelle, à la base, forcément, il y a une chute. Pour le coup totalement inattendue mais... chut !

 

Avant de voir la pièce, j'ai donc assisté à cette rencontre fabuleuse, le sourire aux lèvres. Parce que voir Daniel Pennac, ça fait quand même très plaisir quand on a dévoré ses livres dans sa jeunesse (bon, et encore aujourd'hui à vrai dire). Quelque chose m'a de suite frappée : c'est resté littéralement un vrai enfant. Très touchant. Et très complice avec Olivier Saladin, on sent que ce sont de vrais amis qui se sont connus grâce à François Morel. Et comme un vrai enfant, il interroge le monde autour de lui. Eh oui, c'était assez amusant et émouvant, démontrant une certaine générosité : c'est d'abord nous que Daniel Pennac a interviewés, pour comprendre notre rôle de blogueurs... Et puis, bien sûr, nous avons parlé de la pièce, à l'origine une nouvelle. La seule commande que Daniel Pennac ait acceptée pendant sa carrière d'écrivain , pour le bicentenaire de l'Internat de Paris.

 

Ancien malade des hôpitaux de Paris au théâtre de l'Atelier : une pièce singulière, drôle et enthousiasmante

Même sans écrire, l'écrivain livre de très jolies phrases, de belles pensées, comme autour des cartes de visite, thème central de la pièce : « Il y a un lyrisme des cartes de visite médicales », « elles doivent rester petites, c'est un travail intéressant. » Il nous fait alors passer sa carte de visite créée pour l'occasion, qui ne comporte qu'un laconique « Ma carte de visite » qui prend tout son sens quand on a vu la pièce. Olivier Saladin nous sort alors de son portefeuille les cartes de visite laissées par des médecins ayant assisté à la représentation. Un autre élément clé de la pièce, selon son créateur, c'est aussi cette « frénésie de se raconter », de se confier à quelqu'un. D'ailleurs, lui-même nous raconte beaucoup d'anecdotes : le voilà qu'il imite l'accent plat du vénitien, ou encore son passé de pensionnaire (huit années) qui a déclenché chez lui l'envie d'écrire. Eh oui, il n'avait pas le droit de lire pendant l'étude, sous peine de se faire confisquer son livre, donc le soir, à la lumière de la lampe de poche, il lisait quelques pages de Dumas, écrivait la suite la journée puis comparait le soir avec le récit original... Il nous raconte les « livres planqués dans le bahut », les rédactions échangées contre des devoirs de mathématiques... Et nous voilà plongés, un instant, dans son enfance qu'on imagine en fait fantastique.

Olivier Saladin, très complice avec son ami, intervient également et nous donne des précisions sur les conditions de mise en scène. Ce rôle est forcément physique au vu de la multitude de personnages à interpréter . On découvre un homme humble (et pourtant impressionnant), absolument passionné par son métier, découvert au hasard d'une annonce dans la presse pour recruter des comédiens.

Ancien malade des hôpitaux de Paris au théâtre de l'Atelier : une pièce singulière, drôle et enthousiasmante
Ancien malade des hôpitaux de Paris au théâtre de l'Atelier : une pièce singulière, drôle et enthousiasmante

Le soir-même, j'ai donc assisté à la pièce, j'étais pressée et enthousiaste après cette si jolie rencontre. J'en ai beaucoup apprécié la mise en scène, et comme beaucoup de spectateurs je pense, j'ai été impressionnée par Olivier Saladin, si à l'aise dans cette multitude de personnages, provoquant sans cesse le rire, et rendant bien hommage au texte et à ses jolies perles comme « Elles ont la serpillière approximative sur le lino de la vie ». Et bizarrement, je trouve même qu'il excelle dans l'imitation des femmes (ah, cette manière de répondre « Du tout du tout » en faisant tourner une mèche de cheveux, c'était tellement amusant!). C'est une véritable performance que je vous invite à découvrir au Théâtre de l'Atelier. Profitez-en pour faire un tour dans ce si beau quartier ! 

 

 

Edit du 22 février 2016:

Bonne nouvelle, la pièce est rejouée au Théâtre de l'Atelier!

 

DU 23 FÉVRIER AU 20 MARS 2016 à 21h

Représentations du mardi au samedi à 21h

Matinée le dimanche à 15h

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Elodie follement Decker: un spectacle qui donne le sourire!

5 Avril 2015, 22:06pm

Publié par Claire

Un vrai moment de bonheur. Voilà les mots qui me viennent à l'esprit alors que je reviens du spectacle d'Elodie Decker à la Comédie des 3 Bornes, un petit théâtre comme je les aime et dans lequel je me suis rendue, une fois n'est pas coutume, grâce à mon pass Otheatro prolongé (merci à eux au passage).

Elodie follement Decker: un spectacle qui donne le sourire!
Elodie follement Decker: un spectacle qui donne le sourire!

Les 3 Bornes, c'est un théâtre convivial, où l'on doit attendre que le spectacle précédent se finisse pour pouvoir rentrer, oui, mais ce n'est pas grave, tant l'atmosphère y est chaleureuse... Tiens donc, d'ailleurs... Un oeuf de Pâques nous attendait sur notre siège! Un théâtre qui permet d'interagir avec les spectateurs, d'improviser, ce dont Elodie Decker ne se prive pas, insérant dans son spectacle le match de football en cours ou une spectatrice arrivée en retard (gentiment, je vous rassure).

Eh oui, car Elodie Decker illumine littéralement la scène: elle sait faire rire de tout (et d'ailleurs, les éclats de rire fusent en continu) et il n'y a aucun temps mort: de son métier (institutrice), de sa vie amoureuse, de la SNCF, des personnages de Disney... Tout les détails de la vie quotidienne (et même nos tics à nous, spectateurs) y sont disséqués sous un angle très personnel et humoristique bien sûr. Un rire bienvenu dans cette époque pas toujours très drôle au niveau de l'actualité!

 

Cette énergique et charismatique comédienne va en tout cas me faire rire encore les prochains jours, en repensant sûrement à certains passages ("Vous penserez à moi la prochaine fois que vous prendrez le train"... Ah ça, c'est sûr!). Courez la voir pour sa dernière, dimanche 12 avril à 20h15 à la Comédie des 3 Bornes (attention, la Station Parmentier sera alors fermée pour travaux) ou croisez les doigts pour que le spectacle soit prolongé ou joué ailleurs. Je l'espère, car je veux absolument y retourner. Un grand bravo donc à cette talentueuse humoriste, pleine d'avenir j'en suis sûre, et merci de prendre le temps de venir discuter avec le public après le spectacle, c'est très appréciable même si j'ai dû partir très vite!

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Les Franglaises, un concentré de bonheur à Bobino

22 Mars 2015, 10:31am

Publié par Claire

Enfin! Hier, grâce à FNAC Spectacles, j'ai pu aller voir les Franglaises à Bobino. Cela fait des jours que j'attendais ça, car rien qu'en regardant les vidéos, j'avais le sourire aux lèvres.

Le principe? Cette troupe de douze musiciens-chanteurs-comédiens-et même danseurs revisite des chansons anglaises en les traduisant. Mais attention, avec une traduction... littérale. Alors forcément, déjà, à la base, ça provoque le rire. Mais quand à cela on rajoute le talent d'une troupe qui se connaît depuis une quinzaine d'années... c'est juste un concentré de bonheur.

 

Les Franglaises, un concentré de bonheur à Bobino

Cela a été l'occasion de découvrir le mythique théâtre Bobino, qui a un côté un peu magique bien sûr (bon, sauf l'ouvreuse qui s'est trompée pour le placement et qui ne sourit pas, pour tout avouer, mais avec la bonne humeur du spectacle, c'est devenu un détail). La troupe occupe littéralement cette scène mythique. A tout moment, il y a des surprises, le rire est permanent mais le talent est toujours là. On sent qu'il y a un gros travail derrière et on ne peut que tous les admirer pour leur énergie et l'envie de partager ce moment avec nous. Car même en arrivant, certains musiciens font une improvisation en attendant le spectacle: ils ont tous une vraie générosité et une envie de tout donner. Il y a parfois (rarement tout de même) certaines longueurs, mais le spectacle est long (1h30 sans entracte), j'imagine que cela permet aussi d'économiser de l'énergie pour tous les temps forts. Mais jamais, jamais, on ne s'est ennuyés. 

Il y a de plus forcément une part d'improvisation puisque c'est au public d'essayer de deviner les titres d'origine... Et c'est très appréciable, on rentre plus encore dans le spectacle. C'est donc un grand "Bravo!" que j'ai envie de crier à la troupe, d'ailleurs, ils sont très largement applaudis tout le long du spectacle. J'ai vraiment envie d'y retourner, car leur énergie m'a poursuivie toute la soirée! Le petit plus, ce sont bien sûr les "vrais" musiciens, il n'y a pas de bande sonore. A quand un DVD?


P.S.: si vous y allez, ne ratez pas les gants de Michel, fils de Jacques exposés en vitrine...
 

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Flow, le magazine qui apporte un coup de frais dans les kiosques...

17 Février 2015, 10:00am

Publié par Claire

Flow est un petit nouveau dans les kiosques mais qui fait déjà beaucoup parler de lui... C'est la version française d'un magazine déjà très populaire aux Pays-Bas! Son concept? Loin des magazines féminins traditionnels, c'est un véritable objet d'art qui traite de divers sujets dont le point commun est le bonheur au quotidien. Le graphisme en est très soigné, avec de nombreuses couleurs et différents types de papier pour retrouver le plaisir de la lecture. Les articles sont variés, fouillés, la publicité peu présente...

C'est un vrai coup de coeur pour ma part, d'autant plus qu'il comporte deux "cadeaux": une magnifique guirlande à l'esprit slave que je me suis empressée d'accrocher et un cahier pour nous donner envie d'écrire (même si le graphisme de ce cahier est finalement ce qui m'a le moins plu dans tout le magazine!)... Il est cher, 6€95, mais c'est le prix à payer pour tous les papiers différents utilisés, la publicité peu présente et surtout l'épaisseur de ce magazine. Je l'ai acheté il y a quelques jours maintenant et ne l'ai pas dévoré en une soirée comme habituellement, il me reste encore plusieurs articles à lire (et découpages de citations à faire ^^). Bref, une jolie découverte, un petit bonheur à s'offrir... Vivement le prochain magazine!

Flow, le magazine qui apporte un coup de frais dans les kiosques...
Flow, le magazine qui apporte un coup de frais dans les kiosques...

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"Les lois de la gravité" au Théâtre Hébertot: un très beau moment

12 Février 2015, 22:00pm

Publié par Claire

Ce soir, je reviens enchantée d'une représentation au Théâtre Hébertot (que je ne connaissais pas, absolument magique au passage), alors hop, tard ou pas, je me suis précipitée sur mon clavier, encore émue.

Car Les lois de la gravité, c'est une pièce qui questionne, mélangeant la gravité d'une situation et des petites pointes d'humour, comme des virgules. Il y a un côté huis-clos sartrien, une tension, puis des respirations dans cette adaptation réussie d'un roman de Jean Teulé.

Voici l'intrigue présentée par le site du Théâtre Hébertot:

vec Dominique PINON, Florence LOIRET CAILLE et Pierre FOREST

Vendredi, 21 heures, dans le commissariat d'une petite ville portuaire.

Un policier fatigué, à la sensibilité aussi triviale que poétique, reçoit la visite d'une jeune femme qui, rongée par la culpabilité et la nécessité de payer pour sa faute, vient se dénoncer pour le meurtre de son mari, dix ans plus tôt.

Mais le temps passe et dans quelques heures, le délai légal pour se constituer prisonnière sera dépassé.

Cette âme pure, victime de violences conjugales, se retrouve aux prises avec un officier convaincu qu'il doit la protéger d'elle-même. Un face à face poignant et désopilant entre deux êtres brisés, décalés, magnifiques.

Site du Théâtre Hébertot

"Les lois de la gravité" au Théâtre Hébertot: un très beau moment

On s'attache très vite aux deux personnages principaux: un policier là sûrement par défaut, poète, déçu par la vie, qui se console grâce à de drôles d'objets comme cette gourde en forme de Vierge Marie qui change de couleur en fonction de la température, cette voiture, évocation d'une enfance qu'il a peut-être toujours regrettée ou cette balle d'élastiques devenue jouet, comme pour montrer une distance, déjà, par rapport à son travail. Et elle, bien sûr, perdue, touchante, à l'histoire tragique, mais si déterminée à se porter coupable avant minuit, heure fatale d'un couperet qui lui empêcherait de se libérer d'un lourd secret que ses enfants ont déjà deviné. Et parmi eux, comme un respiration, le policier d'accueil vient souvent rendre visite, on respire, on rit de l'incongruité de la situation, puis on repart dans une tension, un questionnement.

Je suis repartie pleine de questions et émue, vraiment émue par la scène finale et par le jeu très juste des comédiens. Pendant tout le trajet du retour, cette histoire m'a poursuivie, et c'est ce que j'ai aimé dans cette pièce et cette mise en scène des plus réussies, avec un décor très détaillé que j'ai beaucoup aimé contempler au début de la pièce, qui nous plonge dans un commissariat normand, sans doute à la fin des années 1990.

 

Ne connaissant pas ce théâtre, j'ai regardé la programmation, et je suis également repartie pleine d'envies... Bref, une soirée très réussie, qui m'a d'ailleurs donné envie de relire Desnos tant adulé par ce policier pas comme les autres!

"Les lois de la gravité" au Théâtre Hébertot: un très beau moment

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Feu la mère de Madame au Funambule Montmartre

25 Janvier 2015, 20:47pm

Publié par Claire

Comme vous le savez, ce mois-ci, j'ai l'immense chance de profiter d'un pass d'un mois avec le site OTheatro. Or aujourd'hui j'ai eu un nouveau coup de coeur, même si je m'y attendais un peu: c'est pour la mise en scène de Feu la Mère de Madame de Feydeau (oui, j'aime beaucoup Feydeau...). 

J'étais tout d'abord très heureuse de me rendre dans un petit théâtre de Montmartre, quartier bien sûr magnifique. Bien que le théâtre soit à deux pas du métro Lamarck-Caulaincourt, à cause d'un plan n'indiquant pas les escaliers (?) mais aussi de moi-même qui n'avais pas pensé à regarder avant, j'ai eu le privilège de me perdre... et se perdre à Montmartre, forcément, c'est monter des marches, mais ce fut avec beaucoup de plaisir. Ouf, j'ai été sauvée par des habitants qui m'ont indiqué le bon escalier!

Feu la mère de Madame au Funambule Montmartre
Feu la mère de Madame au Funambule Montmartre
Feu la mère de Madame au Funambule Montmartre

Une fois arrivée après ma jolie promenade, comme d'habitude, aucun souci avec le pass, il faut juste aller demander son ticket (mais bien sûr après réservation). La salle est très conviviale! Le seul petit bémol, sans doute dû à la taille, c'est que j'aurais bien voulu un petit espace de convivialité pour boire ou grignoter quelque chose, et surtout discuter avec les autres spectateurs. Mais sinon, l'accueil est très sympathique et j'adore cette proximité avec la scène dans ce type de configuration.

Et la pièce dans tout ça?

 

Voici la présentation qui en est faite sur Otheatro:

La mort leur va si bien !
Quatre heures dix. C'est la nuit. Yvonne, maîtresse de maison au caractère de feu, dort paisiblement.
Lucien, le mari, a oublié ses clés. Contraint de réveiller sa femme, il déclenche ainsi une tempête qu'il n'est pas prêt d'oublier... Le torchon brûle entre les époux... et c'est sans compter les interventions d'Annette, domestique complètement improbable, aussi bourrue que peu réactive... Cerise sur le gâteau de cette nuit déjà mouvementée, 'Joseph, le nouveau valet de chambre de la mère de Madame', tant ahuri qu'ahurissant, vient annoncer une terrible nouvelle. La nuit sera longue…

Otheatro

Alors, pour être franche, je n'ai pas ri tout le long (ce qui ne m'a pas empêchée du tout de passer un bon moment)... Pas par la faute de la très dynamique et jeune troupe Itiner(r)ances, mais tout simplement parce que cette pièce en un acte n'est pas vraiment ma préférée, et il faut mettre quand même beaucoup d'énergie pour en faire rire aujourd'hui. Et justement, la troupe a fait l'heureux pari de retranscrire cette pièce à notre époque, cumulant volontairement les anachronismes et en faisant de nombreux appels à des fonds sonores, comme des flashs qui rafraîchissent la pièce et font vraiment rire. Mention spéciale donc à ces jeunes comédiens qui donnent tout sur scène et semblent heureux d'y être! J'ai beaucoup aimé aussi le décor, efficace (et démoli à la fin dans le cafouillis général... Mais chut, je n'en dis pas plus!). Donc si vous êtes de passage, n'hésitez pas!

 

A l'affiche jusqu'au 1er mars 2015 au Funambule Montmartre

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Un coup de cœur côté théâtre! "Mais n'te promène donc pas toute nue!" par la compagnie des Framboisiers

18 Janvier 2015, 11:30am

Publié par Claire

Ce mois-ci est définitivement pour moi le mois du théâtre! Pourquoi? Parce que grâce au joli blog de Lulu from Montmartre, qui a la chance au passage d'habiter un quartier extraordinaire, j'ai gagné un pass d'un mois sur le site Otheatro. Le principe? Je peux réserver autant de spectacles que je veux dans une sélection de théâtres parisiens. D'ailleurs, normalement, ce n'est pas si cher: 40€ pour un mois (sans engagement), sachant que le nombre de spectacles est réellement illimité! 

Forcément, avec les événements de début janvier, je n'avais pas pu en profiter, mais enfin, un peu comme un pied de nez (la vie ne va pas s'arrêter, on ne doit pas avoir peur et au contraire profiter de la culture), je peux réserver mes billets. Je vais donc ici vous faire part des représentations que j'ai préférées... En tout cas, une chose est sûre: je reprendrai ce pass, sûrement cet été, car il me permet de découvrir des "petits" théâtres, très accueillants... Il y a une réelle proximité avec le personnel et la troupe, et d'ailleurs, après la représentation dont je vais vous parler, les comédiens étaient présents à la sortie pour présenter leurs autres spectacles, ce qui permet de leur dire quelques mots (de félicitations pour ma part).

Je vais donc vous parler de mon premier coup de coeur: c'est la pièce "Mais n'te promène donc pas toute nue!", au Laurette Théâtre, avec la troupe des Framboisiers. Autant être honnête: je n'avais jamais mis les pieds dans ce théâtre et je ne connaissais pas cette troupe, alors, c'est un peu intimidée que je suis arrivée devant ce petit théâtre situé rue Bichat! Face à l'offre de spectacles absolument pléthorique pour ce samedi, j'ai sélectionné la catégorie "Humour" car j'avais besoin de rire et l'horaire, 17h, me convenait parfaitement. Place à la surprise du hasard... C'est l'avantage d'un tel pass!

 

Eh bien, déjà, rien que le lieu, j'ai adoré. Avant la représentation, ô magie, le rideau de fer se lève, dévoilant l'entrée, le rideau du guichet s'ouvre, comme une jolie maison de poupées. C'est finalement beaucoup plus convivial que les grands théâtres parisiens. Et à l'intérieur, surprise: la scène est vraiment à quelques mètres de nous, spectateurs. J'avais déjà adoré cette impression au Théâtre de la Vieille Grille. L'expérience est très différente des grands théâtres, il y a un côté familial et chaleureux, le public est plus souriant aussi!

Un coup de cœur côté théâtre! "Mais n'te promène donc pas toute nue!" par la compagnie des Framboisiers
Un coup de cœur côté théâtre! "Mais n'te promène donc pas toute nue!" par la compagnie des Framboisiers
Un coup de cœur côté théâtre! "Mais n'te promène donc pas toute nue!" par la compagnie des Framboisiers

Eh bien moi qui voulais rire, j'ai été servie! La troupe a complétement revisité la pièce de Feydeau. A l'origine, c'est l'histoire d'un député, Ventroux, qui doit recevoir un important industriel, M. Hochepaix "avec un x". Sauf que sa femme a la fâcheuse habitude de se promener en tenue légère dans l'appartement... Evidemment, les disputes sont au rendez-vous et montent crescendo.

Or là, la troupe a fait le pari de transposer le spectacle à notre époque et de le réactualiser: une idée de génie! Le député est devenue une députée faussement conservatrice, vieux jeu, et c'est donc son amie qui se promène dans l'appartement dans une robe de chambre rouge très transparente. Il y a de très nombreuses références à notre actualité politique (j'ai adoré la référence au RER qui ne s'arrête pas partout!) mais je ne vous en dis pas plus.... :)

 

Voici la présentation du site de Laurette Théâtre:

Tout public

Couvrez ce sein que je ne saurais voir !

Christine B. a changé. Elle était le cauchemar des gays, la hantise des lesbiennes… mais cette époque est révolue !
Notre députée, future Présidente de la République, défenseuse de la famille traditionnelle est… Gay ! Et elle pose dans Paris-Match avec sa petite amie Carla. Les sondages la donnent en progression… parviendra-t-elle à ses fins ?
Elle pourrait en être empêchée par sa petite amie encombrante qui ne cesse de se promener toute nue chez elle.
- Comment ça, toute nue ? J’avais ma nuisette !
- Eh bien c’est encore plus indécent, on voit au travers comme dans du papier calque !
- Mais est-ce que c’est de ma faute si on voit au travers ? »

Le grand classique de Feydeau en version moderne dans une famille pas comme les autres !

Période de représentations : Programme Laurette Saison 2014-2015

Représentations du Samedi 10 Janvier 2015 au Samedi 23 Mai 2015

Avec Delphine Thelliez, Muriel Lemarquand, Bernard Fripiat, Jean-Baptiste Sieuw, Fleur de Péché

Théâtre Laurette

Je dois dire que ce spectacle est une formidable réussite, d'une énergie débordante. On sent que les comédiens sont heureux d'être sur scène et semblent beaucoup s'amuser. Il y a peu d'accessoires mais cela suffit. J'ai vraiment été subjuguée par leur jeu. Il y a eu beaucoup de rires dans la salle, et c'est sûr, je retournerai voir cette troupe avec mon pass magique!

 

Et vous, des coups de coeur à partager en ce moment? :)

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