Au bout de mes souliers

Duel Opus 2 au Théâtre du Palais Royal: un spectacle original et impressionnant!

20 Mars 2016, 09:00am

Publié par Claire

Il y a quelques jours, je suis allée voir "Duel Opus 2" au Théâtre du Palais Royal, spectacle très amusant après une jolie promenade dans un quartier magnifique, plus encore sous le beau soleil d'un presque printemps.

 

Je ne connaissais pas ce théâtre. Il est idéalement situé, avec une façade du restaurant-café (d'ailleurs à prix raisonnables, j'y ai pris un café avant la représentation) donnant sur le jardin du Palais-Royal, l'entrée étant située de l'autre côté.

Duel Opus 2 au Théâtre du Palais Royal: un spectacle original et impressionnant!
Duel Opus 2 au Théâtre du Palais Royal: un spectacle original et impressionnant!
Duel Opus 2 au Théâtre du Palais Royal: un spectacle original et impressionnant!
Duel Opus 2 au Théâtre du Palais Royal: un spectacle original et impressionnant!
Duel Opus 2 au Théâtre du Palais Royal: un spectacle original et impressionnant!
Duel Opus 2 au Théâtre du Palais Royal: un spectacle original et impressionnant!
Duel Opus 2 au Théâtre du Palais Royal: un spectacle original et impressionnant!

J'y suis donc allée samedi dernier à 19h, un horaire que j'ai apprécié, qui permet de ne pas rentrer trop tard et de clore de belle façon une balade dans ce quartier si riche de découvertes. Duel Opus 2, ce sont avant tout deux musiciens qui impressionnent par leur vraie maîtrise de leur instrument: Laurent Cirade au violoncelle, et Paul Staïcu au piano, avec une mise en scène (réussie) d'Agnès Boury. Mais ce sont aussi deux clowns qui s'affrontent puis deviennent complices avec la naissance d'un bébé violoncelle... Oui oui, vous avez bien lu, et c'est l'un des moments les plus drôles du spectacle où les surprises ne manquent pas: un slow avec un violoncelle (on y croirait!), des chansons revisitées (où l'on découvre, au-delà du rire, de jolies voix) et.. je ne vous en dis pas plus! En tout cas, j'ai adoré ce mélange d'humour et de véritable poésie...


Ce spectacle est, je trouve, idéal pour une sortie en famille: il ne dure pas trop longtemps et avait l'air de bien faire rire les enfants présents dans la salle. Un joli moment!

Duel Opus 2, au Théâtre du Palais Royal depuis le 26 février 2016

Réservations ici, et extrait vidéo du spectacle 

Un grand merci au Théâtre du Palais Royal pour les invitations :)

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L'Orchestre des Objets Trouvés à l'Olympia

12 Mars 2016, 22:06pm

Publié par Claire

Hier soir j'ai assisté à la première de L'Orchestre des Objets Trouvés. J'avais bien hâte de retrouver la troupe de Stomp, que j'avais découverte il y a quelques semaines. Mais attention, le spectacle est différent: tout d'abord, il y a plus de monde sur scène: une soixantaine de personnes! C'est assez impressionnant. Dès le début, j'ai eu la joie de reconnaîte parmi eux les membres de la troupe "originale" de Stomp! 

 

De plus, il ne s'agit pas que d'un spectacle de percussions: comme son nom l'indique, des objets du quotidien (scie, tuyaux, verres, bouteilles, cônes de signalisation...) servent d'instruments, avec toujours un fond de percussions cependant et les chorégraphies qui font le charme de Stomp. A cela s'ajoutent un chef d'orchestre parfois facétieux, nécessaire vu le nombre de musiciens sur scène, et un choeur à la fin du spectacle, que je regrette cependant de ne pas avoir davantage vu: les deux morceaux avec chanteurs étaient en effet pour moi les plus réussis et les plus rythmés. Peut-être un futur spectacle?

L'Orchestre des Objets Trouvés à l'Olympia

Comme dans le spectacle "Stomp", les trouvailles sont très nombreuses, et il y a parfois de vrais instants de grâce, de poésie, par exemple avec les mélodies composées à partir de verres ou de parapluies joliment éclairés sur lesquels on a accroché des cloches. J'ai vraiment préféré la seconde partie, qui comportait les plus beaux morceaux, entre moments suspendus et morceaux bien rythmés sur fond de percussions qui ont fait le succès de Stomp, alors que la première partie apparaît comparativement moins "dynamique". Et pour tout avouer aussi, parce que certains spectateurs bavards (et impolis) qui empêchaient la concentration sont partis à l'entracte, ouf! En tout cas, c'était mon premier concert à l'Olympia et j'en étais ravie. J'ai préféré cette salle au Casino de Paris où j'avais vu la troupe précédemment, j'y ai trouvé l'accueil plus chaleureux.

C'est donc un spectacle de très grande qualité dont vous pouvez retrouver un extrait ici.

Faites vite si cela vous dit, c'est jusqu'au 26 mars! ;)

 

Invitations offertes - merci :)

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Illettré de Cécile Ladjali : une lecture captivante

6 Mars 2016, 15:02pm

Publié par Claire

Lorsque Cécile Ladjali est passée à La Grande Librairie présenter son dernier roman Illettré, je me suis précipitée pour l'acheter, car j'aime beaucoup l'univers de cette auteure, et que j'avais adoré Shâb ou la nuit, récit autobiographique racontant son voyage en Iran à la découverte de ses racines, elle qui a été adoptée.

Ici, ce roman est une véritable fiction qui m'a littéralement tenue en haleine. C'est l'histoire de Léo, un jeune homme illettré, mais aussi des habitants de son immeuble, et même au-delà. Nous entrons dans un quotidien rendu difficile par cet accès interdit aux signes. Il y a des situations auxquelles nous ne pensons pas : il faut mémoriser un trajet de métro par cœur, se faire aider pour lire le courrier ou encore il est impossible d'écrire une lettre d'amour... Car oui, il est aussi question d'amour, mais aussi de décalage : comment deux êtres, l'une ayant accès aux lettres, aux mots, et vivant parmi les livres, et l'autre ayant été privé de mots dès l'enfance, sans doute par chagrin et parce que sa grand-mère l'en a tenu éloigné, peuvent-ils tomber amoureux, ou au moins s'apprivoiser ?

Car Léo a conscience qu'il lui manque quelque chose, et pourtant, paradoxalement, tout le monde lui dit qu'il est très doué à l'oral pour aligner les mots. Et qu'il a quelque chose de spécial, de sincère. C'est ainsi lui que l'on envoie Léo voir le patron de son imprimerie dès qu'il y a une réclamation à faire, alors même que son illetrisme lui a fait perdre deux doigts, ce qu'il perçoit comme un handicap supplémentaire, un vrai manque.

 

Ce roman est d'une beauté saisissante, et certains passages sont même poétiques. Ce que j'aime beaucoup chez Cécile Ladjali, c'est l'usage de certains mots rares (pas trop, je vous rassure) que je prends plaisir à rechercher, comme une collection de trésors oubliés.

J'attends avec impatience son prochain roman !

 

Illettré, Cécile Ladjali, Actes Sud, 19€. Paru en janvier 2016.

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Un bel instant d'émotion au Théâtre Rive Gauche: Barbara et l'homme en habit rouge

14 Février 2016, 22:13pm

Publié par Claire

Il y a des spectacles dont on ne sort pas tout à fait indemne, mais tout à fait ému, transporté ailleurs... Et c'est ce qui m'est arrivé il y a quelques jours en sortant de "Barbara et l'homme en habit rouge" au Théâtre Rive Gauche, qui m'a totalement bouleversée.

Dans ce spectacle, nous retrouvons en effet Roland Romanelli, qui accompagna Barbara sur scène, mais aussi, plusieurs années, dans la vie. Et c'est cela qu'il nous raconte avec tendresse, et avec une émotion palpable, pendant le spectacle; des instants de vie, une complicité, des disputes parfois. A travers lui, on découvre une Barbara drôle, triste, capricieuse... Toujours grâce à de petits anecdotes, mais aussi bien sûr en chansons, avec la magnifique interprétation de Rébecca Mai, bien sûr accompagée à l'accordéon puis au piano par Roland Romanelli, et au violoncelle par Jean-Philippe Audin.

La mis en scène est très réussie et empreinte de poésie: Roland Romanelli parle au public comme à un vieil ami (après tout, c'est avec lui que Barbara a eu "sa plus belle histoire d'amour"...), Barbara apparaît parfois en théâtre d'ombre, ou on l'entend à travers quelques extraits d'interviews... Mais surtout, on se délecte de réécouter et (re)découvrir certaines chansons, qui trouvent un nouvel éclairage grâce au musicien-confident. D'ailleurs, le titre du spectacle vient du premier cadeau que Barbara lui a offert: un flacon du célèbre parfum Habit Rouge. Au fil du spectacle, les larmes venaient, et le final est une très jolie surprise, remplie d'émotion, mais je ne vous en dis pas plus... Un très joli moment donc, à l'image de l'immense Barbara!

 

Petit conseil: si comme moi, vous venez le week-end, attention, la salle est absolument remplie. Si vous achetez une réservation sur Internet, prévoyez donc d'arriver en avance car beaucoup de personnes attendaient pour récupérer leur billet.

Barbara et l'homme en habit rouge

Avec Rébecca Mai (Chant), Roland Romanelli (accordéon et piano), Jean-Philippe Audin (violoncelle)

Mise en scène: Eric-Emmanuel Schmitt

Au Théâtre Rive Gauche, depuis le 28 janvier 2016 (6 rue de la Gaîté, 75014 Paris)

Du mardi au samedi à 19h

Matinée le samedi à 15h

Tarifs au guichet: de 12 à 36€

 

Invitations offertes par le Théâtre Rive Gauche, merci à eux :)

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Vibrer avec Stomp au Casino de Paris

2 Février 2016, 22:29pm

Publié par Claire

Vendredi dernier j'ai eu la chance d'assister à une des représentations de Stomp au Casino de Paris. Ils passent souvent à la télévision, je pense que vous les avez déjà vus: ce groupe de 8 musiciens, qui existe maintenant depuis 25 ans, utilise des objets du quotidien pour en faire des percussions, mais aussi de magnifiques chorégraphies: balais, sable, poubelles, éviers, boîtes d'allumettes...

J'étais donc toute contente de venir les voir, pour une fois qu'ils étaient de passage en France! Ils sont vraiment impressionnants: les objets deviennent de vrais instruments de musique, objets de fascination pour nous, spectateurs, dans un spectacle très vivant. Je vous l'avoue, je me suis dit qu'au bout d'un moment, cela me paraîtrait un peu long, eh bien pas du tout, car en plus du côté instrumental et chorégraphique, il y a un vrai jeu d'acteur. L'un des percussionnistes jouant la dernière recrue quelque peu... perdue, ce décalage humoristique apporte un vrai plus au spectacle.

Vibrer avec Stomp au Casino de Paris

Mais mon moment préféré était étonnamment... presque silencieux. Les huit artistes se mettent en ligne à l'avant de la scène et allument alternativement des briquets - un dans chaque main. Et alors là, je dois dire que c'est vraiment impressionnant: ils arrivent à faire un extraordinaire travail de synchronisation, avec un voyage de la lumière d'une main à l'autre, ou bien encore en reproduisant l'effet d'une guirlande qui clignote. J'ai trouvé que cela rendait presque les briquets poétiques!

Mon seul petit bémol est le système pendant le spectacle qui fait que lorsqu'une personne regarde son téléphone ou prend un photo, toute la rangée est éclairée en guise d'avertissement. C'est vraiment gênant, et comme c'est arrivé dans notre rangée, j'ai mis un peu de temps à me replonger dans le spectacle. Je ne sais pas vous dire si c'est spécifique à la salle ou à leur spectacle. Pour le reste, c'était vraiment une réussite car Stomp arrive à nous communiquer une grande énergie et un réel charisme.

Ils ne sont plus là que jusqu'au dimanche 7 février (réservation ici), en revanche, vous pourrez les retrouver dans leur autre spectacle, L'Orchestre des Objets Trouvés, du 11 au 20 mars 2016 à L'Olympia. D'ailleurs, je pense que je vais davantage encore apprécier ce spectacle à titre personnel, puisqu'aux percussions, une mélodie vient se rajouter avec de drôles d'objets, toujours du quotidien, et que ce spectacle semble mêler poésie, enchantement et humour...

Invitations offertes par GDP, merci à eux :)

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"La septième fonction du langage" de Laurent Binet: une lecture jubilatoire

17 Janvier 2016, 21:58pm

Publié par Claire

Aujourd'hui je vais vous parler d'un livre qui m'attend sagement sur ma table de chevet depuis plusieurs semaines. Non pas parce que je l'ai abandonné, non, bien au contraire: parce que j'ai pris un plaisir certain à le grignoter, à le déguster sans hâter ma lecture pour le savourer et surtout en saisir tout son sens.

Ce livre si singulier, c'est La septième fonction du langage de Laurent Binet, nouveauté de la rentrée littéraire 2015. J'ai eu la grande chance de le recevoir de la part de Price Minister à l'occasion de leur Match de la Rentrée Littéraire: nous devions choisir un livre pour le chroniquer ensuite. Et j'ai justement choisi ce livre parce que le titre ne m'évoquait rien. Enfin, si, mais il me semblait si sérieux, si... étrange. Eh bien, le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne regrette pas ce choix de l'originalité, et que ce livre est une très belle rencontre pour moi. Je parle de rencontre, parce qu'il a été comme un ami qui m'a accompagnée de nombreuses heures et m'a fait découvrir beaucoup de notions sur le langage justement.

Mais pour que vous compreniez tout cela, il est temps de vous raconter (un peu) l'intrigue, mais pas trop non plus pour vous en laisser la surprise. Laurent Binet a voulu confronter la réalité à la fiction, en quelque sorte tester le pouvoir du langage, cela tombe bien, en partant d'un postulat... faux. Celui que Roland Barthes aurait été assassiné. En effet, il est réellement mort un mois après avoir été renversé par une camionnette, le 25 février 1980. Mais si cela était un assassinat? Et voilà qu'une enquête policière bien particulière, dans le milieu des intellectuels des années 70, commence, en compagnie d'un couple d'enquêteurs très atypique: d'un côté Jacques Bayard, policier de droite, de l'autre, Simon Herzog, sémiologue, universitaire de gauche. Ce dernier sert en quelque sorte de "traducteur" à un Bayard perdu dans cette enquête dans le milieu des universitaires, mais aussi à nous, lecteurs. Et voilà comment on rencontre dans le livre Sollers, Kristeva, Giscard, Mitterand, Deleuze, Lacan, Foucault, BHL... et surtout Umberto Eco, qui devient un personnage central, comme un vieux sage rassurant, mais aussi un phare pour nous, lecteurs.

La septième fonction du langage, c'est une fonction magique, qui vient s'ajouter aux six fonctions du langage décrites par Saussure, comme l'explique Umberto Eco, attendant son train, dans le roman: " Celui qui aurait la connaissance et la maîtrise d'une telle fonction serait virtuellement le maître du monde. Sa puissance n'aurait aucune limite. Il pourrait se faire élire à toutes les élections, soulever les foules, provoquer des révolutions, vendre toutes sortes de produits imaginables, bâtir des empires, obtenir tout ce qu'il veut en n'importe quelle circonstance..." Et cette fonction mystérieuse expliquerait tout une série de meurtres et aurait un rapport avec un club bien mystérieux, le Logos Club, dont les membres se livrent à des joutes oratoires qui peuvent leur faire perdre une phalange. Et... non, je m'arrête là, de peur de trop en dire.

"La septième fonction du langage" de Laurent Binet: une lecture jubilatoire

On sent en tout cas une réelle jubilation à écrire ce roman de la part de Laurent Binet. Un exercice de haute voltige, c'est certain. Comment parler de sémiologie en passionnant absolument le lecteur? Mais par l'humour, pardi! Car oui, l'ironie transperce les pages, c'est un réel plaisir de revisiter ainsi l'histoire. Cependant, au-delà de cette dimension humoristique, j'ai aimé finalement la dimension didactique du livre, ce qui explique ma lecture volontairement lente. Car j'ai parfois relu plusieurs fois certains passages pour être sûre de les comprendre et de les mémoriser. En effet, je suis persuadée que ce livre a deux lectures: une rapide, traditionnelle, favorisant le côté polar et humour, et la seconde, que j'ai choisie, quasiment philosophique, une réelle interrogation sur la fonction du langage, avec des passages apprenant réellement au lecteur des éléments de linguistique et de sémiologie. 

 
Vous l'aurez compris, ce roman a été un véritable coup de cœur pour moi. Il a vraiment sa singularité et j'en ai parlé à beaucoup de personnes de mon entourage car il m'a réellement accompagnée durant des semaines.C'est un pari un peu "fou" d'écrire un polar sur le milieu des sémiologues, mais il est vraiment réussi, créant un roman absolument brillant et... jubilatoire. Voici comment le langage a bien eu une fonction magique sur nous, lecteurs, et a réussi à nous convaincre d'une histoire absolument fausse, mêlant fiction et réel. Et voici comment j'ai eu la brûlante envie de relire Le Nom de la Rose du grand Umberto Eco...
 
 
 
La septième fonction du langage, Grasset, 22€, 496 pages. Paru le 19/08/2015.

Cet article participe au Match de la Rentrée Littéraire organisé par PriceMinister. Merci infiniment à eux pour l'envoi de ce roman. #MRL15

 

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Rencontre avec Corinne Benizio (Shirley) au Théâtre de l'Atelier

29 Octobre 2015, 21:27pm

Publié par Claire

Lundi, avec quelques blogueuses, j'ai eu la chance de rencontrer Corinne Benizio que vous connaissez sans doute mieux sous le pseudonyme de Shirley... mais pour la suite, on va l'appeler Corinne, vous allez comprendre pourquoi. :) Nous avions donc rendez-vous dans notre cher Théâtre de l'Atelier qui accueille donc le spectacle "Dino fait son crooner, Shirley fait sa crâneuse" (pour revoir mon compte-rendu, c'est ici).

Arrivée en avance, j'en ai profité pour prendre en photo le théâtre dont je vous parle tant sur le blog... Un de mes endroits préférés à Paris, même si la station de métro Anvers est souvent bondée! :)

Rencontre avec Corinne Benizio (Shirley) au Théâtre de l'Atelier
Rencontre avec Corinne Benizio (Shirley) au Théâtre de l'Atelier
Rencontre avec Corinne Benizio (Shirley) au Théâtre de l'Atelier

Nous avions rendez-vous peu de temps avant la représentation du soir, ce qui explique l'absence de Gilles / Dino qui avait eu une longue journée de répétition pour un autre projet et devait se reposer (et découper des oignons pour la sauce tomate cuisinée sur scène...). Mais justement, c'était très intéressant de s'entretenir juste avec Corinne Benizio, car cela permet de mieux comprendre la genèse du spectacle, et de poser plein de questions sur l'enfance de son mari en Italie... Car Gilles et Corinne Benizio sont vraiment complices, cela se sent sur scène et c'est avant tout une belle histoire d'amour.

Pour rappel, ce spectacle mêle musique et comédie. Corinne Benizio y intervient de temps en temps, mais comme elle nous l'explique, au départ, seul son mari Gilles devait faire un spectacle de musiques populaires italiennes: "c'est son spectacle, son histoire, son Italie" (car oui, tout ce qui est raconté fait certes rire, mais est surtout vrai!). Pour la petite histoire, il a toujours pensé qu'il chantait faux, et il a fallu qu'elle insiste: en effet, il est vraiment doué et sa voix porte bien! C'est sa participation au Soldat Rose qui a permis de découvrir cette jolie voix cachée... Mais elle a pris petit à petit sa place dans le spectacle, au fil des représentations, car elle-même trouve que parfois, quand on va à un concert, un simple enchaînement de chansons peut provoquer l'ennui. Elle est là pour divertir, mais attention... elle quitte là son personnage de Shirley, car comme elle nous l'explique avec un grand sourire, il ne faut pas se lasser et puis surtout, Shirley est une jeune fille toute naïve qu'elle joue depuis qu'elle a 25 ans (elle en a 53 aujourd'hui)... Il faut savoir s'arrêter! D'ailleurs, c'est fini de se présenter comme une cousine: c'est la fiancée de Gilles, sur scène comme dans la vie! Elle est aussi pétillante que dans son spectacle et nous raconte non sans faire rire ses visites à sa belle-famille italienne, où la cuisson des pâtes et la préparation de la fameuse sauce sont vraiment une histoire familiale, répétée chaque dimanche, non sans mauvaise foi (forcément, les meilleures tomates, la meilleure huile d'olive, les meilleurs pâtes... viennent des Pouilles).

 

Rencontre avec Corinne Benizio (Shirley) au Théâtre de l'Atelier

Revenons ensuite à Corinne Benizio: elle adore le théâtre de l'Atelier, à taille humaine, qui permet de toucher chaque spectateur. Elle explique qu'elle aussi a un bonheur certain de chanter, et depuis toujours (elle chante ainsi "A la porte du garage" de Charles Trénet à la fin du spectacle). Elle aimerait beaucoup jouer un rôle dramatique... Peut-être un nouveau projet, un jour? En tout cas, j'ai été touchée par sa sincérité, sa joie de vivre et son humilité! 

 

Merci au Théâtre de l'Atelier pour cette jolie rencontre...

 


Rappel: DINO FAIT SON CROONER, SHIRLEY FAIT SA CRÂNEUSE

Les dimanches à 18h00
Les Lundis à 20h00

Au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 25 avril 2016

 

 

 

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Le plaisir de retrouver Shirley et Dino au Théâtre de l'Atelier

22 Septembre 2015, 21:15pm

Publié par Claire

Quand j'ai vu que Shirley et Dino étaient à l'affiche cette saison au Théâtre de l'Atelier, que je fréquente désormais assidûment comme vous le savez car j'en un peu tombée amoureuse il est vrai, j'ai souri en repensant à des sketchs vus il y a quelques années à la télévision. Car oui, ils me faisaient beaucoup rire. Eh bien... je vous rassure, ils n'ont pas changé!

Mais attention, leur spectacle ne ressemble pas aux sketches que l'on a connus. Il est en fait très original, comme un ovni à la fois musical et théâtral, mais un ovni parfait, à leur image. Gilles et Corinne, de leur vrai nom, nous font toujours rire, je vous rassure, mais cela va au-delà. On découvre un Dino crooner, véritable musicien accompagné de son orchestre de jazz, qui nous raconte son Italie natale, et surtout les spécialités des... Pouilles, il y tient. Le voici donc en train de nous préparer la sauce de sa grand-mère sur scène (et voilà que la salle se met à sentir les oignons!), entre deux chansons tantôt entraînantes et franchement drôles, tantôt étonnamment émouvantes, aidé par Shirley, avec les traditionnelles petites disputes mais en fait une réelle complicité. On découvre une véritable générosité à tous les sens du terme, une vraie envie de partager et de se donner sur scène. Le public est pris à parti, il y a une vraie part d'improvisation et le spectacle doit être un peu différent chaque soir. Au-delà du rire, on sent une véritable envie de transmettre un peu de culture italienne et surtout, on découvre un véritable chanteur...

Le duo a donc véritablement évolué, pour un étonnant et ravissant spectacle à leur image, mêlant musique et comédie... Et comme il est difficile de vous décrire ce que cela donne vraiment, rien ne vaut la vidéo de présentation:



 

 

 

A retrouver au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 25 avril 2016, les dimanches à 18h, les lundis à 20h

Catégorie 1 : 36.10 €
Catégorie 2 : 29.10 €
Catégorie 3 : 16.10 €
Groupe : 29.10 €
Jeune : 10 €

 

Invitation offerte par le Théâtre de l'Atelier, merci à eux

 

 

 

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Les p'tits bateaux, le livre qui va vous rendre curieux

30 Août 2015, 17:21pm

Publié par Claire

Je ne sais pas si vous connaissez l'émission "Les P'tit Bateaux" sur France Inter... Une émission que, pour ma part, j'attends toujours avec beaucoup d'impatience (et comme je vous ai mis le lien, j'en profite pour réécouter avec bonheur certaines émissions... J'apprends en ce moment même pourquoi on a toujours l'impression que notre file avance moins dans les embouteillages). Une bulle de joie, de légèreté alors que je fais la cuisine ou que je suis en voiture... Le principe? Des enfants posent leur question sur un sujet et des spécialistes y répondent, toujours sérieusement. Et on y apprend beaucoup de choses, car les enfants osent, plus que nous, s'interroger.

Or cet été, par hasard, j'ai découvert qu'un livre en avait été écrit chez Pocket. Aucune hésitation, je l'achète! Et j'ai bien fait: c'est un véritable voyage, des petites perles de culture à glisser dans son sac. Car c'est ce que j'ai particulièrement aimé: ce livre se grignote, au fil de ses cent questions, et vous aide à patienter à n'importe quel endroit.

Ce recueil de jolis moments se lit soit au fil des envies, soit à l'envers, soit à l'endroit... Une vraie liberté enfantine! Certaines questions sont pratiquement philosophiques: pourquoi tombe-t-on amoureux? Pourquoi c'est si dur de choisir? Pourquoi les animaux ne sourient-ils pas? Vous apprendrez aussi pourquoi La Vache qui rit rit, pourquoi l'alphabet comporte 26 lettres, pourquoi on dit que les poissons rouges ont une mémoire de trois secondes, s'il est possible de faire toutes les couleurs en feux d'artifice, pourquoi on dit que les dinosaures sont verts alors qu'on ne les a jamais vus... Eh oui, il y a cent questions hétéroclites et passionnantes, et c'est toujours un grand spécialiste qui répond précisément mais cela reste à la portée de tous, adultes comme enfants (mais on va tout de même dire de grands enfants parfois, particulièrement pour des questions scientifiques...).

Vivement une prochaine édition!

Prix: 6€80, Editions Pocket.

 

Les p'tits bateaux, le livre qui va vous rendre curieux
Les p'tits bateaux, le livre qui va vous rendre curieux
Les p'tits bateaux, le livre qui va vous rendre curieux

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Gustave au Théâtre de l'Atelier avec Jacques Weber: un magnifique moment

21 Juin 2015, 18:43pm

Publié par Claire

En ce moment, et ce tout l'été, si vous êtes de passage par Paris, je vous recommande très chaudement d'aller voir Gustave au Théâtre de l'Atelier avec l'immense Jacques Weber: un véritable bonheur, une fête des mots qui claquent et qui sonnent, venant vous bouleverser, vous faire réfléchir mais aussi, parfois, rire.

Gustave au Théâtre de l'Atelier avec Jacques Weber: un magnifique moment

Cette pièce, écrite par Arnaud Bédouet, est une libre adaptation de la correspondance de Flaubert. Elle débute avec une lettre de rupture de Louise Colet, sa maîtresse, que Flaubert lit à voix haute une nuit d'orage, une nuit d'une colère qui n'en finit plus de gronder, dehors comme sur scène.

Jacques Weber incarne littéralement Gustave Flaubert, homme agité, toujours prêt à exploser, un ouragan à côté de son domestique, Eugène, joué par Philippe Dupont, homme fermé qui ne dit qu'un seul mot de la pièce et n'en fait que plus ressortir la verve de Gustave. C'est donc un véritable monologue auquel nous assistons. Un vrai plaisir pour les amoureux de littérature, mais aussi ceux qui sont curieux de connaître un homme tantôt enjoué, drôle, machiste, grivois, mais aussi anarchiste, en colère contre la société et contre les écrivains romantiques (Lamartine et Musset sont ainsi rudement moqués!). Ce n'est pas tout à fait le Flaubert romancier que nous trouvons là, non, c'est un Flaubert qui s'étale et que l'on voit là, sous nos yeux, tant Jacques Weber le joue à la perfection.


Ce spectacle est une vraie performance. Il n'y a pas de véritable décor, c'est la scène du Théâtre de l'Atelier en brut, accessoirisée, dans un décor qui m'a fortement fait penser à La Bohème. Peu importe le décor, c'est sur les mots, sur des phrases qui sont parfois des maximes que l'on se focalise. Jacques Weber semble très à l'aise dans ce rôle et prend un plaisir certain à déclamer cette correspondance, et nous aussi, dans le public, nous nous délections de ces jolis mots. Et en sortant, très rapidement, j'ai commandé une édition de lettres choisies. Sortir d'un spectacle en ayant envie de lire, c'est que c'est une réussite, non?


Mais ma joie ne s'arrêtait pas là: vendredi soir, en compagnie d'autres blogueurs, j'ai eu la chance de rencontrer Jacques Weber qui nous a reçus dans la salle même où se joue la pièce... et il était donc assis dans le décor! J'étais très impressionnée face à cet immense comédien.

Gustave au Théâtre de l'Atelier avec Jacques Weber: un magnifique moment

Pendant une heure trente, nous avons ainsi pu questionner Jacques Weber, même si très spontanément, très à l'aise, il nous a déjà dévoilé beaucoup sur les coulisses de cette pièce et sur son métier de comédien. Nous avons découvert un très grand connaisseur de Flaubert, le citant sans cesse, mais aussi de la littérature en général.

Il nous présente ainsi la pièce comme une nuit d'enfer, où tous les malheurs se confondent. Gustave est alors un homme malheureux, qui doute, commençant le spectacle par un brutal "Est-ce que j'ai grossi?": il enrage, souffre d' "une grande insomnie douloureuse, métaphysique, critique": "il a du génie dans son exubérance".

Mais ne dites pas à Jacques Weber "Mon dieu comme c'est actuel". Il est comme Flaubert et son Dictionnaire des idées reçues, il n'aime pas les clichés.
"Tous les grands auteurs sont tellement précis sur leur époque qu'il y a des ricochets, des cailloux, qui viennent vous toucher."

Il n'en est pas moins touchant lorsqu'il nous dit: "Je l'aime ce spectacle." Il aime cette scène nue, et nous aussi, on l'aime l'y voir si à l'aise. Et il aime le théâtre, cela s'entend, il nous en parle avec verve et passion, se plaignant en ce moment d'une rupture d'équilibre dans la programmation des salles: "l'humour est remplacé par le ricanement à haute dose". "Il y avait avant quelque chose de très éclectique, un dialogue permanent." Le théâtre est un "lieu d'exigence, on n'est pas assis dans son fauteuil pour zapper". Il se plaint ainsi d'une perte de vitalité: "il faut que la surprise, la joie reviennent". Etre comédien, c'est d'abord un métier, une mise à distance, et beaucoup de personnes (les "gens de la télévision" sont clairement visés) se bercent d'illusions en se croyant comédiens. Le message est clair: spectateurs, ne cédons pas à la facilité, soyons exigeants avec nous-mêmes, allons voir des pièces pas seulement pour "ricaner"!

Il nous précise enfin l'historique de cette pièce, donnée en 2008 sous un autre titre: "Sacré nom de Dieu", déjà avec lui, dans une mise en scène de Loïc Corbery. Elle avait déjà été donnée en décembre 2014 au Théâtre de l'Atelier. C'est sa femme, Christine Weber, qui la met en scène, ce qui est très pratique pour un couple qui a "peur du bruit des fourchettes" le soir, quand on a rien à se raconter car nos journées sont trop différentes. Il nous parle aussi de ses représentations en prison, qui l'ont amené à supprimer le geste de casser une bouteille dans la pièce, qui faisait sortir de la poétique du théâtre, trop violent, trop réel peut-être. Il nous parle enfin de ses projets, de son souhait de jouer, encore, du Molière, mais pas dans ses rôles habituels. 

Et moi, mon projet, c'est d'y retourner, vite, pour écouter à nouveau ce monologue intime mais saisissant, proclamé par celui qui est décidément un grand acteur.

 

 

Gustave de Arnaud Bédouet, librement inspiré de la correspondance de Gustave Flaubert, Avec Jacques Weber et Philippe Dupont, mise en scène de Christine Weber

Du mardi au samedi à 21h

Le dimanche à 15h30

Tarif unique / placement libre: 34.10€

Places Jeunes (-26 ans): 10€

Au Théâtre de l'Atelier, Place Charles Dullin, Paris 18ème, jusqu'au 15 Août 2015.

 

Billets offerts par le Théâtre
 

 

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